Il y a des jours comme ça. Des jours où tout va bien jusqu’ici. Ou on pensait avoir vu dépasser certaines futilités et ou on est encore surpris. Je trouve ça bien dans un sens d’être surpris par ses amis. Je trouve ça… Pitoyable. Et on a beau se dire qu’on est con de prendre des choses irréelles pour argent comptant on sait que ça a de la valeur pour l’autre. Même si hypocritement il vous dit que non. Qu’il faut être assez mature et intelligent pour passer outre, que ça n’à rien avoir avec une amitié vécue dans la réalité. Cette aventure avait commencé a trois, pensée a trois, ouverte a deux et donc selon la logique étrange, crée et pensée a deux… Je suis encore soufflé de voir ça. Il y a des gens pour qui l’amitié n’a pas la même valeur. Il y a des gens pour qui on donnerait tout, sa vie, son honneur et même bien plus. Ces amis-là ne sont pas forcément les plus fidèles. Ils ne sont pas d’un grand soutien, ils ne relativisent jamais mais change souvent d’avis. Je suis démoralisé que ma patience et mon amour n’aient servis a rien. J’ai l’impression de revivre une scène similaire d’il y a plus d’un an avec un autre ami. Et Dieu que je me sens con d’épancher tout ça ici. Mais si ça ne sort pas, ça se nécrose. Il y a des gens malades qui préfère garder la pourriture à l’intérieur. Ce n’est pas mon cas. J’ai connu un monstre un jour. Un monstre qui disait qu’il m’aimait, qu’il serait toujours la pour moi. Je savais qu’il mentait parce que les menteurs et ceux qui se nient sont les gens les plus lisibles, malheureusement pour eux. Je savais qu’il mentait. Je savais qu’il disait la vérité quand il me brulait de l’intérieur, quand il serrait… Quand il m’insultait. Je savais qu’il était malade, qu’il était triste et bouffé par la douleur. Alors je pardonnais. Je pardonne toujours. Un jour on m’a dit que je n’avais pas de fierté de pardonner ainsi le monstre. Non, c’est faux. J’ai beaucoup de fierté et d’orgueil, mais quand j’aime ça n’a plus d’importance. L’amour et l’espoir c’est ce qui me tient en vie. Mais quand ce lien est coupé par une personne qui, sans s’en rendre compte, vous tue… Qu’est ce qu’il reste ? De la poussière. Et je continue d’aimer malgré tout. Je ne peux que continuer a être la personne que j’ai toujours mit un point d’honneur a être. Quelqu’un d’entier, pour qui le mensonge n’a pas de place. Aujourd’hui c’est Noel. C’est le plus beau jour de l’année pour moi. J’ai même la sensation que ce sera le dernier que je vivrais vraiment. Et bien aujourd’hui, ce ne sera pas un Noel. Ce sera la jour ou la nécrose aura vaincu.
J’aurai tellement de choses à dire et à raconter sur l’histoire de cette amitié. Les fous rires, les traitrises, le gout amer et la boule dans la gorge qui fait son joyeux retour tandis qu’on ravale l’horreur. L’horreur d’une personne qui dit qu’il faut faire la part des choses alors qu’elle ne le fait pas. Qu’elle cherche à donner une leçon tout en prétendant le contraire. En même temps, j’ai envie d’y croire, j’ai envie de croire que le petit message qui accompagnait cette décision n’a pas certifié mes craintes. Mais la réalité de l’existence, la futilité de ce texte…
J’ai le sourire aux lèvres. J’avais réussi à être moins dur, moins intransigeant, a avancer. Je suis en train de durcir, de redevenir l’hôte de la pourriture qui rend lisse ma carcasse de métal. Pourquoi donner autant de Place à Dareen alors qu’il n’était qu’un écho dans ma tête. J’avais endormis la bête. Pourquoi l’avoir réveillé ?...
Comment des gens croient-ils parvenir a aller mieux en faisant du mal aux gens qui les aiment. Et pourquoi sont-ils ouvertement hypocrites en osant dire qu’ils vous aiment que ce qu’ils ont fait n’a rien avoir avec votre amitié. Il y a des gens qui ne sont pas fait pour être des amis. Des gens qui perdent toutes les personnes qui comptaient pour eux.
« La peur d’être trahie par les gens que j’aime, ça me rend stupide. Je te aime »
J’aime croire au repenti. J’ai l’amour et l’espoir. Je ne ferme pas le rideau. Parce que quand j’ai dit que je suis, c’est pour la vie. Je ne jetterai jamais la première pierre, mais je ne serais plus jamais pris pour un abruti, par amour.
